L’autre Corneille : Thomas
On connaît tous Pierre Corneille, auteur du Cid, gloire littéraire du XVIIe siècle. Mais saviez-vous que son frère Thomas a été l’un des dramaturges les plus en vue de son temps ? Cette exposition invite à réparer une injustice : redécouvrir un talent éclipsé… mais épatant.
Un frère, un rival, un oublié
C’est l’histoire d’un duo littéraire digne d’un roman. Thomas Corneille suit les traces de son frère aîné Pierre : même ville de naissance, même éducation, même passion pour le théâtre, même énergie créative. Il ira même jusqu’à épouser la sœur de la femme de son aîné, scellant une proximité à la fois familiale et artistique. Les deux frères ne cesseront de vivre – et d’écrire – l’un à côté de l’autre, dans une relation aussi fraternelle que compétitive. Et pourtant, l’Histoire a tourné les projecteurs vers l’un en laissant l’autre dans l’ombre. Injuste ? Assurément. Car Thomas, c’est aussi 44 pièces en 48 ans, dont Timocrate, un succès retentissant qui a fait courir tout Paris en 1656 ! Moins célèbre, mais loin d’être mineur, il mérite une vraie place dans nos mémoires. L’exposition le prouve avec éclat.
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Un Corneille peut en cacher un autre
À travers des portraits, manuscrits, livres rares, objets personnels… L’exposition soulève une foule de questions fascinantes : pourquoi Thomas, adulé de son vivant, a-t-il été peu à peu effacé des mémoires ? Sa proximité avec Pierre a-t-elle été un tremplin… ou un frein ? On découvre un écrivain audacieux, un amoureux de la langue et un homme à l’humour fin. Et si, au fond, Thomas était le plus moderne des deux ? On sort de cette exposition avec l’envie de lire ses pièces, de redécouvrir une œuvre riche et peut-être même de remettre les pendules à l’heure côté postérité !
Plongée dans les coulisses du XVIIe siècle
Pousser les portes de la Maison des Champs, à quelques pas de Rouen, c’est découvrir la paisible demeure normande où Pierre a écrit Le Cid. Les pièces restaurées, pleines de charme et de bois craquant, dévoilent portraits, sculptures, manuscrits annotés et objets intimes. L’ambiance est feutrée mais vibrante. On flâne dans le bureau, on s’imagine les frères écrire à la chandelle, on entend presque leurs dialogues se jouer dans les couloirs. Chaque salle nous emmène au cœur du théâtre du Grand Siècle.
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Lundi : fermé
Mardi : fermé
Mercredi :
10h30 à 12h30 – 14h à 18h
Jeudi : 10h30 à 12h30 – 14h à 18h
Vendredi :
10h30 à 12h30 – 14h à 18h
Samedi :
10h30 à 12h30 – 14h à 18h
Dimanche : 14h – 18h